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Le conseil bien-être des experts

La confiance en soi … C’est quoi ça ?

Découvrir ce qu’est la confiance et comment développer la sienne !

Se faire confiance, être sûr de soi, c’est avant tout être en contact avec soi-même, connaître ses propres capacités à être et à agir au mieux. C’est une prise de conscience nécessaire pour augmenter la jauge de confiance en soi.

 

 

Pour le célèbre Docteur en Psychologie Will Schutz le degré de confiance en soi se mesure par le biais de 3 niveaux :

- Inclusion : Notre capacité à être en contact avec les autres, notre capacité à faire partie intégrante d’un groupe d’individus

- Contrôle : Notre capacité à prendre nos responsabilités et à agir sur le monde et à contrôler l’impact des autres sur notre propre existence

- Ouverture : Notre capacité à nous exprimer librement devant les autres, à être en cohérence avec notre émotionnel, nos ressentis et nos impressions.

 

Principe de l’inclusion :

Notre capacité à entrer en contact avec l’autre, à vouloir intégrer un groupe est essentielle.

Elle est le reflet de la confiance que nous accordons à l’autre ! N’oublions pas que nous sommes tous des êtres humains, et si nous ne faisons pas confiance au genre humain ou au moins à un groupe représentatif pour nous de ce qu’est l’être humain, nous ne pouvons donc pas nous accorder cette même confiance.

 

Mon niveau d’inclusion sera proportionnel à ma capacité à accorder ma confiance à l’autre ! En refusant de faire partie d’un groupe je me refuse le droit de reconnaître la place qui est la mienne dans ma vie et la société. Le manque d’inclusion développe la crainte d’être « ignoré des autres » et va déclencher en nous 2 types de comportements :

1. Sous-inclusion : Se mettre en retrait, ne pas participer, ne pas développer d’amitiés ou de contacts. L’autre me fait peur donc je m’en éloigne, mais en m’éloignant je renforce ma peur d’être ignoré.

2. Sur-inclusion : Le boute-en-train - Se mettre en avant à tout prix, se faire entendre, voir, bref, tout faire pour être apprécié. Quitte à plaire à tout le monde, je mets mes croyances et valeurs de côté pour satisfaire l’autre mais en agissant ainsi, je me dévalorise, et diminue ma conscience de moi-même… Et du coup ma confiance !

 

Pour faire le point, posez-vous ces quelques questions

  • Ai-je tendance à me mettre en retrait durant une soirée ou un événement professionnel ? OUI - NON
  • Entrer en contact avec l’autre me fait-il peur ? OUI - NON
  • Ai-je pour habitude de raconter des blagues et de faire rire les autres souvent ? OUI - NON
  • Ai-je besoin de faire passer les attentes des autres avant les miennes ? OUI - NON
  • La présence de OUI démontre que votre niveau d’Inclusion souffre de lacune. Plus il y a de OUI, plus l’Inclusion est à travailler !

 

Vous pouvez pratiquer l’exercice suivant :

Choisissez une personne ou un groupe de personne avec qui échanger sur un sujet de votre choix. Ne cherchez pas à avoir confiance en vous, mais plus à avoir confiance en la personne qui est en face de vous, dans sa capacité à pouvoir vous parler et à vous considérer.

Pratiquez cet exercice, jusqu’à ce qu’il devienne facile pour vous de faire cette démarche. Le secret réside dans le fait d’accorder autant de confiance à l’autre que vous souhaiteriez en avoir envers vous-même !

 

Principe du contrôle

Celui-ci me tient tout particulièrement à coeur car la société dans laquelle nous évoluons nous pousse à faire baisser notre niveau de contrôle ! Elle nous pousse à développer en nous, le phénomène de victimisation. « Ce n’est pas ma faute, je n’ai pas de chance, ça ne marchera pas, je n’y arriverais jamais car, à cause de telle ou telle chose je n’ai pas fait... »

 

Le principe de contrôle ne réside pas dans le fait de vouloir MAÎTRISER le monde qui nous entoure, mais bien plus à contrôler notre capacité d’agir et de prendre des décisions. C’est le sentiment d’impuissance qui ici va être le résultat d’un niveau de contrôle faible.

Puisque je ressens de l’impuissance, je vais donc me mettre en position de victime et me persuader moi-même que « de toute façon ça ne sert à rien ! ». Je vais me placer dans un processus de dévalorisation et de déconsidération de moi-même et de mes propres capacités à agir et à décider pour moi et ma propre vie. Cela va déclencher petit à petit une peur de « prendre mes responsabilités »

 

Voici les comportements types qui se développent dans le cas d’un niveau de contrôle inapproprié :

1. Sous-contrôle : Remettre à plus tard les décisions, les choix. Se mettre dans l’attente et être souvent en retard. Ne pas faire ce qui est nécessaire pour que les choses avancent.

2. Sur-contrôle : Prendre toutes les responsabilités, ne pas déléguer, refuser l’aide et le partage. Souvent en jeu de séduction et de manipulation/tromperie.

 

Posez-vous ces quelques questions :

  • Ai-je tendance à remettre à plus tard ce que je dois faire ? OUI - NON
  • Est-ce que je refuse de déléguer les choses ? OUI - NON
  • Ai-je tendance à jouer la carte de la séduction pour obtenir les choses ? OUI - NON
  • Ai-je le sentiment d’être responsable des problèmes des autres ? OUI - NON

 

Il est évident que plus vous avez de OUI, plus vous manquez de Contrôle, et donc de Confiance ! Voici une phrase « astuce » pour renforcer votre notion de contrôle :

« Je suis responsable de ce que je dis et de ce que je fais, mais pas de ce qu’en pensent ou en comprennent les autres »

 

Voici un exercice qui pourra vous permettre de développer votre notion de contrôle si vous en ressentez le besoin :

Choisir un problème ou un élément qui doit être réglé par et pour vous. Décidez de 3 actions physiques positives et utiles (Faire quelque chose de concret mais pas y réfléchir) et les mettre en place rapidement. Plus j’agis positivement et passe à l’action (dépasser le stade de la réflexion), plus j’augmente mon niveau de contrôle, et plus je développe ma confiance !

 

Principe d’ouverture :

Comme vous l’avez compris c’est notre capacité à communiquer librement sur nos ressentis et notre émotionnel. Nous avons malheureusement une compréhension faussée de l’émotionnel. Pour beaucoup de personnes, les émotions sont néfastes et rabaissantes. Mais saviez-vous que sans émotion il est impossible de prendre la moindre décision ? Si on pouvait éteindre la région du cerveau responsable de nos émotions, nous serions incapables de choisir entre un stylo noir et un bleu pour écrire un courrier !

Lorsque le niveau d’Ouverture est trop faible, il se développe en nous la peur de « ne pas être apprécié ». L’ouverture joue sur notre capacité « d’aimabilité » (capacité d’être aimé).

 

Cette peur va elle-même amener des comportements spécifiques, renforçant chaque fois un peu plus notre manque de confiance en nous :

1. Sous-ouverture : Garder ses distances avec l’Autre. Refuser de parler de ses sentiments et préférer parfois passer par l’agressivité afin de masquer les vrais sentiments.

2. Sur-ouverture : Trop se confier, passer par l’intime, essayer de gagner l’approbation de l’Autre en jouant la carte de la douceur et de la gentillesse.

 

Posez-vous ces quelques questions :

  • Ai-je parfois du mal à m’exprimer de peur d’être trop intime dans l’expression de mes ressentis ? OUI - NON
  • Ai-je en moi parfois de l’agressivité qui monte lorsque je rentre en contact avec l’Autre ? OUI - NON
  • Ai-je tendance à trop détailler mon ressenti, quitte à parler de choses parfois intime ? OUI - NON
  • Suis-je jaloux(se) de voir mes ami(e)s avoir d’autre relations amicales ? OUI - NON

Encore une fois, plus vous avez de OUI, plus vous manquez d’Ouverture, et donc également de Confiance. Il faut savoir que parler de son émotionnel est certainement le moyen le plus sûr de se faire comprendre et de ne pas être jugé !

 

Afin de vous aider à développer plus d’ouverture voici un exercice que vous pouvez faire :

A la prochaine occasion où vous devrez exprimer un désaccord ou une plainte, voici comment procéder. Essayer, c’est l’adopter !

« J’entends ce que tu me dis, et je comprends que tu puisses avoir ce point de vue, sache juste que cela me fait me sentir (votre émotion), et ce n’est pas du tout plaisant pour moi de vivre cela. Pourrais tu ne plus dire cela / agir de la sorte, s’il te plaît »

 

Ce ne sont pas les seuls éléments sur lesquels travailler pour renforcer sa confiance,en soi, mais cela reste à mon sens les bases essentielles.

 

Julien GIRAUD
Sophrologue - hypnothérapeute - coach

 


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