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Je pleure souvent, est-ce si grave que ça ?

Wengo

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A la moindre contrariété vous vous mettez à pleurer. Rien n'y fait, devant les infos, face à une belle scène dans un film, lorsque l'on vous fait une critique sur votre travail ou lors d'un drame familial vous pleurez. Dès que les émotions commencent à poindre, les larmes coulent le longs de vos joues. Si au début vous trouviez ça normal, maintenant vous vous posez des questions sur votre santé mentale et vos proches commencent eux aussi à s'inquiéter. Mais pleurer souvent, est-ce si grave que ça ?

 

Pleurer peut être le signe de plusieurs expressions : tristesse, stress, fatigue, dépression, mais pleurer souvent, voire tous les jours a un impact sur la vie. Pleurer au travail ou en public, peut par exemple être mortifiant, honteux, et les larmes deviennent alors vite un handicap. Comment gérer quand les larmes prennent le contrôle ?

 

Pourquoi est-ce que je pleure tout le temps ?

Pleurer est ce qui nous rend humain, dès lors, même si la fréquence de nos pleurs est importante, pourquoi vouloir arrêter ?
La question n'est pas tant d'arrêter de pleurer que de comprendre d'où vient ce comportement. Est-ce que je pleure parce que je suis émotif(ve) ? Est-ce que je suis en période de stress ? Ou est-ce que c'est l'un des premiers symptômes d'une dépression. Car rappelons-le, pleurer souvent, sans raison est parfois le signe avant coureur d'une dépression.

« Un soir, je regarde les informations. Tout à coup, le journaliste parle de l'agression d'un couple homosexuel.
Plus il raconte la scène et plus les larmes me montent aux yeux, jusqu'à ce que je ne puisse plus les empêcher de couler. Je me sens un peu bête, surtout que mon compagnon me jette un regard dubitatif, depuis l'autre bout du canapé."

"Si j'y réfléchis, je pense que je suis tout simplement empathique. Sauf que ça ne s'arrête pas là. J'ai déjà plusieurs fois pleuré au travail, devant mon boss et mes collègues.
Dans des périodes de stress intense, la moindre critique me fait craquer. Et si je me retiens, il suffit que je monte dans ma voiture ou que je ferme la porte de chez moi pour que les larmes accumulées durant la journée se mettent à jaillir, sans que je ne puisse rien y faire. »

Le témoignage d'Elise est intéressant parce qu'il met en parallèle deux causes. L'une assez courante, la pression, le stress, la fatigue, et donc des pleurs qui permettent de relâcher cette pression accumulée, même si ce n'est pas un moment opportun. Elle évoque aussi l'empathie. L'empathie, bien qu'elle soit souvent réelle est aussi un reflet de nos angoisses et de nos peurs. Elise craint de subir une agression injustifiée et de vivre dans une société où l'agressivité est bien présente. Cette situation rappelle celle d'une autre femme qui s'inquiétait de pleurer devant des publicités. Elle évoquait la musique triste, mais parlait aussi d'une publicité qui mettait en scène un homme ayant perdu sa femme. Pleurer face à ce genre de scène tiendrait donc plus de la peur de la mort de nos proches que de l'empathie. Cependant si l'angoisse nous fait pleurer plus que de raison, c'est peut-être parce qu'il se cache sous ces larmes une cause plus profonde, comme une déprime ou une dépression.

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Larmes nécessaires ou larmes pathologiques : comment les différencier ?

Quand la fréquence des larmes commencent à devenir très régulière, elle peut devenir handicapante.

« Je pleure presque tous les jours. Dès que l'on regarde un film ou une série, je suis sûre que mes larmes vont finir par couler. Si je rate un plat c'est pareil. Et alors, dès qu'un collègue, une amie ou mon compagnon me fait une réflexion, on ne m'arrête plus. Ce dernier commence d'ailleurs à se poser beaucoup de questions, il pense que c'est sa faute et ça l'énerve un peu que je pleure autant, mais j'ai énormément de mal à me retenir. »


Ici Joane décrit une situation où pleurer devient vraiment handicapant pour elle et peut même nuire au bon fonctionnement de son couple et de ses relations. C'est pourquoi, les personnes qui pleurent souvent doivent se poser une question : quand je pleure, est-ce que je me sens vraiment triste, un peu comme si je venais de perdre un proche ou est-ce que je me sens plutôt déprimé(e) ? Les larmes ont toujours une raison d'être. C'est pourquoi, si vous avez du mal à identifier cette raison et à faire du tri dans vos émotions, vous pouvez les coucher par écrit. Écrivez sur ce qui vous fait pleurer, vous parviendrez ainsi à mieux comprendre s'il s'agit d'une déprime passagère ou si vous avez besoin de relâcher la pression, d'évacuer le stress ou la tristesse. Si cette phase d'écriture ne vous permet pas de faire totalement le point et que votre tristesse perdure, c'est peut-être qu'il s'agit alors d'une déprime plus profonde ou d'une dépression et dans ce cas, il faudra consulter un psychologue pour vous aider.

Peut-on pleurer sans arrêt et aller bien ?

Si pleurer peut-être un signal d'alarme, pleurer fait aussi du bien. Notre société a tendance à culpabiliser, voire à ne pas prendre au sérieux les personnes qui pleurent souvent, les hypersensibles. Pourtant, pleurer c'est communiquer ses émotions à l'autre, c'est s'autoriser à ressentir et à chasser des émotions négatives. Enfin, pleurer permet d'accéder à un lâcher-prise qui aide à se connecter à ses émotions, à les apprivoiser et enfin à les maîtriser. Le problème, c'est que même si nous sommes convaincus des bienfaits des larmes, les pleurnicheurs sont souvent vus comme des manipulateurs. Une anthropologue constate même qu'en communication, lorsqu'une personne pleure, les règles ne sont plus équitables et les réactions changent. Empathie au lieu de la colère ou au contraire, agacement au lieu de la compréhension.

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Comment arrêter de pleurer pour rien ?

Alicia raconte le jour où elle a cessé de se laisser contrôler par ses émotions et plus précisément par ses pleurs.

« Le jour de l'anniversaire de ma mère j'ai passé des heures à lui préparer un gâteau. Je me suis lancée dans un travail monumental où des couches de crème, surmontaient des couches de biscuits, bref, j'y ai passé plus de 5h. J'étais épuisée mais fière et j'avais hâte de découvrir la tête de ma mère. 20h arrive, je me prépare et place délicatement le gâteau dans une boîte pour le transport. Pendant le trajet en voiture, une personne sort de nulle part et traverse en dehors du passage piéton. J'enfonce la pédale de frein et la boite qui contenait le gâteau se renverse. Je suis bouleversée, je crie contre cet imprudent, je sens déjà que les larmes me montent aux yeux et puis je décide que ça n'en vaut pas la peine. Je me sens frustrée mais ce n'est pas ma faute. Je fais alors le choix de sourire, au point que j'en ris presque et je passe une musique qui me fait du bien. Ce jour là, je n'ai pas pleuré, malgré la colère et j'étais quand même bien. »


Selon les psychologues, pour contenir ses larmes, il faut sortir de la situation dramatique, prendre du recul, à proprement parlé, avec ce qu'il se passe. Impossible de fuir toutes les situations tendues ou désarmantes, mais comme le montre Alicia dans son récit, en adoptant une attitude faciale neutre, détendu ou joyeux, on peut modifier le message envoyé à notre cerveau et ainsi retenir ses larmes. Car si pleurer fait du bien, trop pleurer peut nuire à nos relations et surtout nous empêcher d'exprimer une forte émotion sans avoir recours aux larmes.

Pour un être humain, même adulte, pleurer est quelque chose de normal, mais si vous pleurer trop souvent méfiez-vous de votre état de santé mentale et de vos relations avec les autres. Si vous assumez et êtes à l'aise comme ça tant mieux. On peut avoir besoin de pleurer souvent et se sentir parfaitement bien, sinon, en cas de crise, essayez le plus que possible de prendre du recul ou d'éviter les situations qui vous font monter les larmes aux yeux.


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