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Comment parler de la mort à un enfant ?

Wengo

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« Papa, maman, vous allez bientôt mourir ? » une question que votre enfant est capable de vous poser et qui peut vite vous déstabiliser. Vous voulez le protéger et vous répondez « On partira un jour, oui », mais est-ce la bonne solution ? Votre enfant peut ainsi croire que vous reviendriez après. Comment parler de la mort à un enfant ?

 

Eviter le sujet de la mort parce qu’il vous gêne ou le minimiser parce que vous souhaitez protéger votre enfant n’est jamais la bonne solution. Pour l’enfant, le silence peut être un traumatisme supplémentaire, ce qui peut lui faire mal c’est de ne pas lui parler ou lui mentir. Mais alors que faire ? Comment l'annoncer, en parler et gérer sa réaction ? 

Comment parler la mort à un enfant ?


1. Ayez du tact et de la sensibilité

Aidez votre enfant à comprendre que la mort s’inscrit dans un cycle naturel, n’hésitez pas à utiliser des exemples qui ne l’inquiéteront pas comme les feuilles sur un arbre qui tombent en expliquant que tout à une durée de vie. Abordez également le sujet de la maladie en insistant sur le fait que de nombreuses personnes peuvent guérir. Vous pouvez également vous appuyer sur de nombreux livres pour enfants qui expliquent la mort comme par exemple :

  • Capitaine Papi de Benji Davies : Une grande histoire de complicité entre un grand-père et son petit-fils. Ce récit d’aventure raconte combien ceux que l’on aime restent proches même quand ils partent très loin.
  • Si on parlait de la mort de Catherine Dolto : Quand quelqu’un qu’on aime meurt, le fait que la vie continue nous rassure et nous avons le droit d’être heureux.

2. Informez l’enfant sans ambiguïté

Préférez utiliser des mots comme « il est mort » plutôt que « il est parti » ou des expressions comme « s’endormir » « s’en aller ». Votre enfant peut croire que le proche est parti pour un voyage et il attendra ainsi son retour ou sera anxieux quand un membre de la famille partira en voyage. Le terme « s’endormir » peut également provoquer une grande crainte de l’enfant d’aller au lit de peur de mourir lui aussi. Sachez que les câlins peuvent permettre à l'enfant de diminuer son stress et de sentir que vous êtes toujours là. 

3. N’excluez pas l’enfant

La problématique concerne l’ensemble de la famille, ne niez pas la réalité. La mort est inéluctable et vous ne pouvez pas l’enjoliver. Une grande hésitation sur la venue ou non de votre enfant à des funérailles est également normale. Cette cérémonie marque pourtant la séparation entre les vivants et les morts, et joue un rôle très important dans l’entrée du deuil. Elle permet à l’enfant de comprendre que la mort n’est pas abstraite et de vivre une douleur constructive.

4. Echangez et partagez votre point de vue sur la mort

L’enfant peut vous demander ce qu’il advient après la mort, et cette question peut être déstabilisante. Vous avez le droit de lui dire que vous ne savez pas ce qu’il y a après la mort, ou si vous êtes croyant vous pouvez également parler du paradis. Le point important est de partager les points de vue pour lui transmettre un début de réponse et qu’il se construise son propre chemin intellectuel.

Vous ne savez pas comment parler de la mort avec votre enfant ? Nos psychologues diplômés sont là pour vous aider.
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Comment gérer la réaction de l’enfant après l’annonce ?

Après l’annonce, votre enfant est peut-être retourné vaquer à ses occupations, sans rien demander. Vous pouvez alors y lire comme un manque d’émotion et de chagrin. En réalité, l’enfant a très bien compris mais il a besoin de temps pour intégrer l’information, c’est un simple mécanisme de défense nommé le clivage. L’enfant est plus fragile et n’a pas la même force intellectuelle pour se défendre que vous, adulte.

Laissez-le s'exprimer en acceptant sa façon de faire son deuil. La première réaction peut être la peur de l’abandon. L’enfant peut vite vous questionner sur votre mort, sur la mort d’un membre de votre famille ou même qu’il fasse le souhait de mourir tous ensemble. Ces moments de questionnement sont importants et doivent être résolus en donnant des réponses claires avec tact. 

Notez que le référentiel de l’enfant reste l’état émotionnel de ses parents. Vous avez le droit d’être triste et de pleurer. Ces émotions reflètent une réalité avérée et permettront à l’enfant d’avoir également de la peine.

 

Rester vague et exclure votre enfant de la mort peut-être très déstabilisant pour lui. Si vous observez des comportements changeants, comme une peur, une angoisse et une anxiété constante, n’hésitez pas à faire appel à un psychologue diplômé qui pourra épauler toute votre famille dans ce moment difficile.

 


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