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Parents toxiques : comment je leur ai échappé ?

Wengo

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« Ma mère c’est la femme de ma vie ! » « Mon père, mon modèle ! »

A croire que je ne suis pas né sous le bon toit, car ma famille n’a rien du portrait idéal. Quand ma mère ne me culpabilise pas pour ce qu’elle n’arrive pas à gérer, mon père me rabaisse et me compare à la soeur que je n’ai jamais eue. Pour être heureux et fuir cette relation toxique, j’ai dû prendre certaines mesures, puis mes distances. Je vous raconte comment j’ai échappé à mes parents nocifs :

Depuis notre plus tendre enfance, nos parents ont un rôle important : ils sont nos modèles. On s’identifie et s’estime par rapport au regard qu’ils portent sur nous, autrement dit, ils n’ont pas intérêt à se louper ! Aussi loin que mes souvenirs remontent, mes parents ne m’ont jamais vraiment valorisé. A les entendre, je ne valais pas grand-chose. Un jour, la remarque de trop à faire exploser le vase, voilà comment j’ai dit STOP :

 

Parents toxiques : j’en prends conscience

Il doit y avoir dans les gènes quelque chose qui nous programme à aimer nos parents. C’est pour cela qu’on a d’abord tendance à leur trouver des excuses. « Maman s’énerve parce qu’elle est fatiguée… » « Papa n’est pas patient parce que son père ne l’était pas… » Sauf qu’aucun enfant ne doit payer les pots cassés, et certains comportements sont abusés.

Bercé par l’illusion que mes parents étaient juste trop protecteurs et que c’était à cela que l’amour ressemblait, j’ai eu du mal à prendre conscience qu’ils étaient toxiques. Mais sans ce déclic je serais encore sous leur emprise, Dieu seul sait dans quel état !
Certains signes ne trompaient pas, mes parents me culpabilisaient depuis le plus jeune âge, me faisait me sentir coupable de ce qu’ils ne pouvaient plus faire maintenant que j’étais là. Durant toute ma scolarité, ils ne voyaient que mes erreurs, et étaient d’une exigence digne d’un militaire.

Que je m’exprime ? Je n’y pensais même pas. Et puis je n’avais pas le temps car ils passaient le leur à m’accuser à tort, me rabaisser et me comparer aux autres, qui étaient toujours plus polis ou intelligents que moi.


 « Fais-moi plaisir », « Sois fort ! », « Tu es nul »…


Assommé de phrases assassines pendant des années, je savais que je ne serais jamais épanoui si la situation ne changeait pas. Ils étaient plus des freins que des piliers, et c’est ainsi que j’ai eu le déclic. Plus tard, j’ai moi aussi le projet de fonder une famille, et dans un tel contexte, c’est impossible.

Il faut parfois du temps au cœur pour accepter ce que la raison sait déjà. Peu importe le temps que ça prendrait, je devais agir pour sauver notre relation, ou du moins me sauver moi.

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Échapper à des parents toxiques : être dans la non réaction

« La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. »

Cette citation était devenue mon mantra. J’avais décidé, une bonne fois pour toutes, de ne plus me laisser miner par les remarques négatives de mes parents. Avant, ma réaction se décomposait en trois temps : j’étais du genre à défaillir, me renfermer, pleurer. En développant la technique de la sourde oreille, j’ai gagné du temps et économisé des paquets de mouchoirs.

J’entendais bien qu’ils s’agitaient et que des sons sortaient de leur bouche, mais je n’écoutais pas. Et surtout, je ne réagissais pas. Ou du moins, comme vous le lirez plus tard, pas à chaud. La réaction, c’est quand j’étais stressé, touché ou vexé. Là, je m’en ba…lançais !

Le but de l’opération était en effet de ne plus être blessé par leur comportement, de rester ferme et surtout de ne pas céder à leur chantage (leur ultime recours quand ils voyaient que je ne marchais plus…).

Quoi qu’il en soit, vous verrez que lorsqu’on accorde moins d’importance au jugement des autres, on se sent beaucoup mieux. On vous reprochera souvent d’avoir changé, alors que vous aurez juste compris ce qui était bien pour vous.

 

Parents toxiques : répondre à leurs attaques

Attention, ignorer et ne plus se laisser atteindre par leurs attaques ne doit pas nous rendre fantomatique.

Face à chaque comparaison, remarque déplacée ou accusation à tort, je répondais. Comme il y en avait beaucoup, c’était certes fatiguant, mais plus je m’affirmais, plus je prenais confiance.

C’était le moment d’utiliser le premier mot que j’avais appris, ce fameux « non ». Et même s’ils feignaient ne pas comprendre ce mot, pourtant si simple, je sentais que je gagnais en force et c’est ça le plus important. Eux ne changeront pas, ou alors difficilement, moi je peux m’en sortir.

Parfois, pour les pousser dans leur retranchement (et je l’avoue, pour leur montrer à quel point ils exagéraient), j’entrais dans le dialogue. S’ils sont si persuadés que je ne vaux rien, ils ont sûrement un argumentaire bien construit. Alors je les prenais au mot :


« C’est toujours de ma faute, tu en es sûr ? »

« Pourquoi tu continues à me comparer à ma sœur alors que tu sais que je suis unique ? »


Et ce, toujours avec le plus grand des calmes. Même si dix minutes après les avoir quittés je partais me défouler pour me débarrasser de cette lourde charge émotionnelle.

 

Relation toxique : Parfois seule la distance apaise

J’ai remarqué que la relation avec des parents toxiques était particulière. Je les aimais et les détestais à la fois. Couper le cordon avait été difficile, alors couper les ponts… l’idée me terrifiait. Aussi toxiques soient-ils, ils restent mes parents ! Mais il faut avoir le courage de laisser certaines choses derrière soi. Surtout quand les choses en question n’écoutent pas nos avertissements. Quand les mots n’ont aucun effet, les actes font toujours plus réagir. Arrêter de s’appeler et de se voir pendant 1 mois, 1 an, ou le temps qu’il faudra, une décision difficile mais libératrice. Qui sait on peut s’éloigner pour mieux se retrouver ! Entre temps, ils auront peut-être réfléchi ou entamer une thérapie…

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Parents toxiques : se débarrasser de leur influence

On pourrait croire qu’un parent toxique nous nuit seulement quand il est là. Soit tous les jours pendant les 18 premières années de notre vie, et après pour les évènements importants, ou quand ils s’invitent chez nous. Je vous confirme que non. J’ai tellement entendu de « dépêche-toi ! », « ne pleure pas ! » et des « mon pauvre garçon, tu es nul » que ces paroles résonnent encore dans ma tête. Comme si une voix intérieure me dictait tel ou tel comportement…En fait j’en étais arrivé au point de moi-même me juger. Même absents, mes parents continuaient de me gâcher la vie. Deuxième déclic. J’étais aussi toxique qu’eux.

 

L’objectif était clair : j’ai dû faire taire cette petite voix pour que la mienne soit plus forte.

- Les « dépêche-toi » que j’entendais dès que je me mettais à discuter dans les magasins, au lieu de rentrer faire cuire mon repas, sont devenus des « je choisis de prendre mon temps car contrairement à mes parents, j’ai envie de profiter de l’instant présent. »

- Les « ne pleure pas » eux, se sont transformés en «tu es un être humain, tu as le droit d’exprimer tes sentiments.» Après tout, mieux vaut être hypersensible qu’aussi dur qu’un mur.

- Concernant les « tu es nul » je laisserai parler les philosophes qui ont dit que « l’erreur est humaine. » En plus, se tromper laisse toujours une marge de progression !

 

Je ne le vous cache pas : ce travail sur moi était compliqué car de mon point de vue, mes parents avaient raison puisqu’ils avaient été mon seul modèle. Consulter un psychologue m’a aidé à voir la situation sous un autre angle, le mien. Lui parler de tout ce que je gardais pour moi depuis des années m’a aussi fait un bien fou. Écrire des lettres pour dire à mes parents tout ce que j’avais ressenti, ou faire le même exercice à l’oral en parlant devant une photo, ça peut avoir l’air simplet, mais croyez-moi : ça libère. Et j’espère que mon histoire vous fera ce même effet.


► Les personnes toxiques sont partout : apprenez à reconnaître et vous débarrasser d’une relation amoureuse toxique


Wengo

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