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Peur de l'abandon : d'où vient-elle et comment y remédier ?

La peur de l’abandon est une vraie problématique pour ceux qui en souffre. Angoisse de se retrouver seul(e), d’être quitté(e), impossibilité de construire une relation saine. On rencontre de plus en plus souvent la peur de l’abandon. D’ailleurs, de nombreuses personnes souffrent de cette névrose abandonnique. Notre psychologue Nathalie Prussia-Collin décrypte pour vous ce mal et vous explique comment lutter contre la peur de l’abandon.

 

Angoisse de la séparation, manque de confiance en soi, incapacité de s'engager, les conséquences et les causes de la peur de l'abandon sont nombreuses et souvent dévastatrices pour se construire. Pour comprendre exactement de quoi il s'agit, d'où vient cette peur et comment on peut y remédier, Nathalie Prussia-Collin nous donne les clés pour mieux comprendre ce mal.

La peur de l'abandon : entre névrose abandonnique et peur de la solitude

La peur de l'abandon ou « problématique abandonnique » est commune à un grand nombre de personnes. Elle se manifeste autant par la crainte de perdre les personnes que l'on aime que par celle d'être quitté, voire de quitter, ou a contrario par le besoin de vivre des relations exclusives, qui peuvent s'avérer envahissante pour l'être aimé.
Perdre l'autre, ne plus le voir, ne plus l'entendre, ne plus vivre à ses côtés, que ce soit en le quittant ou en étant quitté, représente bien souvent une épreuve qui paraît insurmontable. La peur de la solitude, étant associée à cette problématique de l'abandon, conduit bien souvent certaines personnes à vivre auprès d'individus maltraitants ou qu'elles n'aiment pas, à maintenir des relations toxiques et destructrices, dans l'espoir d'être aimé et reconnu.

D'où vient la peur de l'abandon ?

La source de cette peur est bien souvent associée à un traumatisme qui se situe dans l'enfance. Le départ de l'un des parents ou le décès d'un proche marque le démarrage de cette crainte d'être abandonné qui se rappellera à nous tout au long de la vie.

Comprendre que l'on n’est pas responsable du père qui quitte le foyer ou qui se sépare de la mère parce qu'il ne peut assumer une paternité non choisie est une démarche nécessaire pour lutter contre cette peur. Accepter qu'une mère puisse être défaillante ou malade et ne pas s'intéresser à son enfant est une démarche similaire. Cela ne signifie pas que l'on ne mérite pas cet amour et que toutes les personnes qui vont nous approcher vont nous quitter.

La perte des êtres qui nous sont chers emportés par la maladie ou victimes d'un accident est une possibilité que nous devons accepter, sans pour autant vivre avec cette angoisse permanente, capable de gâcher les meilleurs moment de notre vie, ou pire encore de s'en priver en renonçant à toute forme de lien. La mort fait partie intrinsèque de la vie et nous ne pouvons nous y soustraire. L'accepter c'est ne pas se priver de profiter de la vie avec un ou une autre.

Certaines personnes s'organisent pour s'aborder toutes leurs relations, refusent d'aimer ou de vivre des relations stables, partant de l'idée qu'un jour ou l'autre, elles seront trahis ou quittés et que la douleur de ces liens qui se défont leur serait insupportable. 

Quelle que soit votre situation, ne restez pas seul(e) ! Natahlie Prussia-Collin est à votre écoute
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Comment venir à bout de la peur de l'abandon ?

Il est important de pas généraliser cette peur d'être quitté, quelle qu'en soit la façon, et procéder à un rejet de l'amour ou des relations afin de ne pas courir le risque de souffrir.

1. Trouver un équilibre personnel

S'il est crucial de pouvoir concevoir la perte possible, il est également indispensable, afin de mieux la vivre, d'acquérir une sérénité et un équilibre personnel permettant de mieux appréhender ces instants douloureux. Il convient à chacun de se constituer les ressources nécessaires afférentes à cet équilibre. Ces ressources peuvent être autant amicales que familiales, professionnelles, spirituelles, ou encore se situer dans les centres d'intérêt qui nous permettent de nous exprimer, comme peuvent l'être toutes les activités en lien avec la création ou l'expression artistique.

2. Retrouver l'estime de soi

L'estime de soi et la volonté de mériter le meilleur représentent les bases qui vont définir ce que l'on est prêt à accepter ou non de l'autre. Avoir peur d'être abandonné ou quitté ne suppose pas de tout accepter. Des limites s'imposent. L'idée d'être mieux seul que mal accompagné s'associe à ce travail d'équilibre personnel et de choix des personnes qui nous entourent.

 

S'il est donc impossible d'éviter la souffrance pouvant découler de l'évolution des différents liens que nous entretenons, impossible de prévoir ce qu'il adviendra. Il est cependant possible de se concentrer sur la qualité d'une relation dans le présent, sans imaginer sans cesse le pire, il est possible de de vivre intensément chacun des moments que la vie peut nous offrir. L'abandon et la perte sont inhérents à la vie et s'inscrire dans cette dernière, c'est construire la force et la maturité nécessaire pour s'y confronter et surmonter les épreuves qui au lieu d'être subies peuvent et doivent devenir des forces.

 

Nathalie Prussia-Collin Psychologue clinicienne


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