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Pourquoi mentir ? Tous baratineurs !

Wengo

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« Hou ! la menteuse ! ». Inutile de pointer du doigt votre voisine, tout le monde ment et vous y compris, avouez-le ! Il y a ceux qui se contentent de mentir de temps en temps et ceux qui mentent comme des arracheurs de dents. Mais pourquoi s’arrange-t-on avec la vérité ? Qu’est-ce qui nous pousse à mentir ? Et surtout est-ce grave de mentir ? Rassurez-vous, on vous explique tout !

 

On sait tous que ce n'est pas bien, et pourtant, impossible de s'en passer, nous mentons tous, à longueur de journée, parfois même, sans nous en rendre compte. Dans quel but ? Décryptage

Le mensonge, un acte profondément humain

Mentir, faire semblant, tromper, etc. sont des comportements humains. Cela ne veut pas dire que nous nous manipulons tous les uns les autres. Non, mais la vie en société implique parfois des vérités dures et brutales… qui conduisent souvent au mensonge.

D’ailleurs, le mensonge est tellement humain qu’il fait partie du développement de l’enfant. Dès 3 ou 4 ans, l’enfant commence à dire quelques mensonges. Il affabule, invente des histoires incroyables... Puis, plus ou moins vers 7 ans, il comprend que toute vérité n’est pas bonne à dire. Autrement dit, il assimile le “non-dit”. Il comprend également que l’on peut travestir la vérité ou cacher des choses aux adultes, comme des mauvaises notes à l’école, par exemple.

Pourquoi mentir ? Parce que ça peut servir !

Les mensonges altruistes

On envisage souvent le mensonge comme une action négative. Pourtant, il sert tous les jours en société. En effet, les pieux mensonges ou mensonges altruistes aident à la vie quotidienne. Il s’agit de protéger son interlocuteur, de ne pas lui faire de la peine, voire de ne pas l’humilier. C’est ce qui nous conduit parfois à répondre l’inverse de ce que l’on pense : « Oui, ce pantalon te va bien », « C’est bon ce que tu nous as cuisiné », etc. C’est le même mécanisme qui amène certaines personnes à feindre la joie devant un cadeau qui ne leur plaît pas, à se forcer à rire à une blague peu drôle, à simuler un orgasme, etc.

Si quelques petits mensonges de ce type ne sont pas bien graves, trop poussés, ils deviennent de l’hypocrisie. Ils peuvent finir par détériorer vos relations amicales ou amoureuses. Attention donc à ne pas toujours vouloir ménager la chèvre et le chou !

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 Les mensonges égoïstes

A l’inverse du mensonge altruiste, le mensonge égoïste permet, comme son nom l’indique, de servir une fin personnelle. Il s’agit de se protéger soi (cacher une erreur que l’on a fait, par exemple), ou d’obtenir quelque chose de l’autre. Le mensonge égoïste n’est pas forcément grave. Il peut prendre la forme tout simplement d’un soutien-gorge rembourré, d’une soudaine migraine pour éviter un dîner, etc. Cependant, dans certains contextes, il peut avoir des conséquences graves. Il est même parfois pénalement répréhensible, si vous mentez sur un contrat, sur un CV, etc. Sans aller jusque-là, il peut avoir des effets sur la santé lorsque vous cachez la vérité à votre médecin, par honte ou pas pudeur.

Dans les deux cas, si vous avez du mal à vous empêcher de mentir ou si vous sentez que le mensonge prend trop d’importance dans votre vie, n’hésitez pas à en parler à un proche ou à un psychologue. Ce n’est pas forcément très grave… Il s’agit la plupart du temps d’un manque de confiance en soi !

Du mensonge en société au mensonge pathologique : le trouble de la mythomanie

Le mensonge est profondément humain et normal à petite dose. Toutefois, certains ne peuvent s’empêcher de mentir de manière fréquente et répétée. Ces menteurs invétérés sont parfois atteints d’un trouble psychiatrique appelé mythomanie. Le mythomane est un individu qui affabule, qui raconte des histoires sans cesse. Inconsciemment, il s’agit de personnes qui cherchent à fuir la réalité, mais qui ne cherchent pas à tromper. Cette pathologie rare est d’ailleurs souvent associée à d’autres troubles de la personnalité (schizophrénie, paranoïa, etc.).

Pour être décelée, il est nécessaire de faire un bilan psychiatrique. Avant de s’alarmer pour vous ou l’un de vos proches, faites un point avec un psychologue. Encore une fois, il peut s’agir d’un manque de confiance en soi ou d’un mécanisme de défense du cerveau suite à un choc comme un accident ou un décès.


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