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Pourquoi je me sens toujours coupable ?

Wengo

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Au travail, vis-à-vis de votre famille, en amour ou même concernant votre corps, la culpabilité a tendance à beaucoup trop s’immiscer dans votre vie ! Un carré de chocolat vous fait prendre 10 kilos de regrets, c’est de votre faute si la réunion de la veille s’est mal passée, et vous vous punissez pour toutes les disputes entre vous et votre partenaire. En résumé, dès que quelque chose se passe mal, votre conscience est embrouillée et vous vous jugez responsable et cela vous gâche la vie. Mais d’où vient ce sentiment ? Qui a pu vous convaincre que vous êtes le bourreau et non la victime ? Comment faire pour s’arrêter ? On vous explique tout !

 

En temps normal, la culpabilité est due à une mauvaise conduite, comme voler, tricher ou encore mentir. C’est lorsque l’on commet une infraction ou que l'on brave un interdit qu’on est consciemment responsable donc coupable. Mais d'un point de vue psychologique, la culpabilité ne fonctionne pas « logiquement ». Souvent les rôles de victimes et de bourreaux s’inversent et ce sont les innocents qui se blâment. Zoom sur ce sentiment qui nous empêche de vivre.

D’où vient ce sentiment ?

Il faut souvent remonter très loin pour comprendre pourquoi, face à une difficulté, notre premier réflexe est de nous accuser. La façon dont on se perçoit trouve son origine dans notre enfance. Lorsqu’on est haut comme trois pommes, on ne fait pas la différence entre nous et les autres et c’est à travers leur regard que l’on se construit. Lorsqu’on n’est pas aimé ou désiré, que l’on subit des traumatismes et des moqueries, à nos yeux, on ne mérite pas de recevoir de l’amour. En d'autres mots, on est coupable.

Ce ressenti s’aggrave si, enfant, on assiste à un événement douloureux ou perturbant comme la perte d'un proche ou le divorce de ses parents. Ces situations sont tout de suite associées à nous-même et l’on va croire que tout est de notre faute, et cela ne va pas s’arranger en grandissant.

La vie n’est pas toujours facile et nous fait traverser des moments compliqués, comme une rupture amoureuse brutale ou du harcèlement au travail. Face à cela, il est normal d'être temporairement perturbé et plus sensible. Mais si vous êtes de nature à culpabiliser, vous réagirez en étant totalement effondré. Il est parfois normal de pleurer ou de déprimer mais pas au point de sombrer. Sinon, c'est que notre enfant intérieur est en détresse.

Au manque de recul et de confiance, vient s’ajouter le questionnement. Reprenons l’exemple de la rupture amoureuse que l’on n’a pas vu venir. « Est-ce de ma faute ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter ça ? ». L’incompréhension face à certaines situations peut être très destructrice. De plus, l’émotion de la situation nous empêche de prendre du recul sur la situation et de la comprendre. Alors, laissé seul frustré et sans explication, on se pointe du doigt et se sent coupable.

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On peut être aussi accablant par peur de décevoir, les autres et par extension de soi-même. Né d’une éducation faite d’humiliations, de honte, de chantage affectif, et de reproches, on ne laisse pas de place à l’erreur (qui est pourtant humaine). Echouer à un examen, ne pas atteindre ses objectifs personnels ou sportifs, tout cela ravive notre peur du jugement ! Si l’on n’est pas à la hauteur de certaines attentes, on craint que les autres nous rabaissent, parce qu’au fond on manque cruellement de confiance. Au lieu de s’accabler, certains acceptent l’échec, le voient comme une leçon et ils ont raison !

Il se peut aussi que vous vous voyiez comme un bourreau car vous savez ce que cela fait d’être blessé(e). Vous hésitez donc à rompre avec votre partenaire ou à dire ce que vous pensez à vos parents ou amis pour leur éviter toute souffrance. Mais la raison ne peut ignorer longtemps ce que le cœur désire…

Vous en conviendrez, tout cela est malsain pour vous !

On ne vous encourage pas à devenir le roi des égoïstes, mais vivre constamment pour les autres vous empêche d’être heureux. En leur donnant raison, vous vous oubliez, et pire, prenez la responsabilité de leur souffrance et leurs problèmes.

Imaginez que ces derniers en profitent : il se peut que vous vexiez ou blessiez quelqu’un, mais ce n’est pas une raison suffisante pour vous culpabiliser davantage et vous manipuler !

La prochaine fois que vous vous sentirez mal parce qu’on tente de rejeter la faute sur vous, et d’aggraver la situation, dites-vous que « chacun son problème ». Si votre interlocuteur refuse d’avancer, et ne fait pas d’effort pour se remettre en question, cela le regarde. Concentrez-vous plutôt sur vous, et on va vous aider !

Comment arrêter ?

Si vous avez eu l’impression d’être coupable toute votre vie, vous ne cesserez pas en un claquement de doigts. Ce sentiment est comme ancré en vous, mais bonne nouvelle : il n’est pas impossible à maîtriser. C’est progressivement que se verra le résultat de votre travail, et pour vous aider voici nos 11 meilleures astuces :

  • Identifier les moments où cela vous arrive : C’est la première étape ! Prendre conscience que ça y est, vous avez vécu tel scénario et vous allez culpabiliser dans la seconde qui suit, c’est reconnaître le problème pour mieux le traiter. Au fil du temps, vous vivrez la situation avec moins d’intensité car vous aurez anticipé, vous serez moins pris(e) de court par votre tendance à culpabiliser. Petit à petit, vous cessez d’écouter l’enfant traumatisé et devenez plus adulte.
  • Transformer l’échec d’aujourd’hui en leçon : la culpabilité peut parfois être fructueuse. Prenez l’exemple d’une dépense excessive et inutile, ou d’une dispute où nos mots ont dépassé notre pensée : après coup, vous vous sentirez tellement mal que vous savez que la prochaine fois, il serait bon de vous maîtriser. Connaître ses points faibles, c’est une force.
  • Identifier le véritable coupable : parfois on nous fait des reproches que l’on ne comprend pas. Même après avoir pris du recul, on ne voit pas ce qui cloche dans notre comportement. Dans ces cas-là, il y a de fortes chances que ce soit à votre interlocuteur de se remettre en question. Servez-vous de vos capacités d’analyse !
  • Avoir un point de vue extérieur : si vous pensez que vous êtes à blâmer, c’est peut-être parce que vous n’avez pas pris en compte tout le contexte. Votre point de vue est peut-être trompeur car influencé par vos blessures du passé. Un proche ou un spécialiste pourraient être utiles pour vous faire réfléchir. Parfois le simple fait de raconter ce qu’il s’est passé permet de réaliser que la culpabilité n’était pas vraiment justifiée.
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  • Accepter que l’on ne maîtrise pas tout : nous sommes des êtres humains, pas des super-héros ! Nous ne pouvons donc ni porter sur notre dos toute la misère du monde, ni le sauver. De plus, nous ne sommes pas seuls sur Terre et ne pouvons pas contrôler les éléments extérieurs. Accidents, suicide d’un proche, il y a des évènements que l’on ne peut malheureusement pas empêcher malgré ce que l’on pense.
  • Penser à vous et vous autoriser quelques écarts : C’est promis, un simple carré de chocolat ne ruinera pas tous vos efforts et ne détruira pas votre ligne de conduite « healthy ». Si vous acceptez de lâcher prise de temps en temps, et êtes moins exigeant, vous culpabiliserez moins. Logique, non ?
  • S’excuser auprès de ceux que l’on aurait pu blesser : même si cela paraît compliqué en fonction de la faute commise, en présentant vos excuses vous allégerez votre conscience ! Certains poids sont trop lourds à porter.
  • Pardonner : c’est un outil important pour restaurer votre estime personnelle, arrêter de vous blâmer et de vivre dans le passé. Personne ne peut changer le passé, mais il n’est pas trop tard aller de l’avant !
  • Remonter à la racine du problème : comprendre pourquoi vous réagissez de la sorte, c’est le meilleur pour réussir à avoir le contrôle. Souvent, nos réactions cachent un traumatisme passé. Tenez un carnet de route si cela peut vous aider ! Racontez et datez ce qui vous est arrivé, vous garderez ainsi une trace utile pour prendre du recul et voir qu’en fait, vous n’auriez pas dû être si dur !
  • S'offrir des compliments au quotidien :  se répéter souvent que l’on est simplement humain ou lister ses qualités ne relève pas du narcissisme ! Au contraire ces astuces nous aident à prendre conscience de nos bons côtés, et de s’armer de confiance pour mieux affronter la culpabilité !
  • Savoir dire non : ces trois lettres vont vous permettre de vous affirmer ! En refusant de vous mettre dans une situation qui va vous embarrasser, vous vous empêcherez d’avoir des remords !


>> Il est donc temps de penser à vous ! Découvrez comment lâcher prise en 10 leçons.


Wengo

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