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Le surinvestissement professionnel : être un workaholic

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Vous travaillez plus de 40h par semaine, vous pensez et mangez travail 24h/24, vos proches vous ont déjà demandé à plusieurs reprises de décrocher ? Vous faites sûrement face à un surinvestissement professionnel, une vraie addiction au travail qui porte un nom : le workaholisme. Comment le reconnaître ? Que faire pour décrocher ?

Le surinvestissement professionnel est de plus en plus présent dans les entreprises françaises car un mythe est très ancré dans les esprits : la valeur de son travail dépend du nombre d’heures qu’on y passe. Cette croyance peut avoir de lourdes conséquences pour les salariés. Explications.

Workaholic : définition

Encore tabou en France, le surinvestissement professionnel est une réelle forme de souffrance qui décrit un état de dépendance vis-à-vis du travail. C’est notamment quand il devient compliqué de tracer la frontière entre vie professionnelle et vie privée. Nos pensées sont monopolisées par le travail, ce qui peut directement impacter notre santé mentale et physique. Popularisé par Wayne Oates, le terme « workaholic » désigne un travailleur trop investi et qui a une faible appréciation des résultats obtenus. Ce dernier manque également d’investissement dans d’autres aspects de sa vie comme la famille, les loisirs ou les vacances.

Workaholic : faites le test

Si vous êtes fatigué(e), que vous avez des troubles du sommeil, du stress ou de l’hypertension, vous êtes sûrement surinvesti(e). Mais aussi si :

1. Vous voulez toujours en faire plus

Vous ne vous arrêtez jamais de travailler et vous n’êtes jamais satisfait(e) de ce que vous avez réalisé. Même si vous êtes de plus en plus performant(e), vous demandez toujours plus d’exigence à vous-même.

2. Vous ne dites jamais non

Vous acceptez toutes les demandes de vos collègues, vous n’arrivez jamais à dire non, même si vous êtes déjà submergé(e) par votre propre travail.

3. Le travail devient une réelle obsession

Vos pensées sont monopolisées par le travail et vos proches trouvent votre comportement excessif.

4. Votre emploi du temps est surchargé

Vous n’arrivez plus à vous rendre disponible pour votre entourage. Vous n’avez d’ailleurs pas une minute pour prendre du temps pour vous.

5. Vous avez des signes physiques qui ne trompent pas

Après votre journée de travail, vous avez souvent mal au dos, vos yeux qui vous piquent. Vous êtes épuisé(e) physiquement.

Vous pensez être en surinvestissement professionnel ? Nos psychologues diplômés peuvent vous aider à lâcher prise.
Contactez-les !

Surinvestissement professionnel : l’origine et les risques

D’où vient le surinvestissement professionnel ?

Vouloir travailler toujours plus peut venir de plusieurs raisons comme :

  • Un besoin de reconnaissance. Nous ressentons la nécessité de montrer nos capacités mais aussi de réussir socialement. 
  • Un besoin d’être aimé. Nous avons envie d’être utile aux autres et serviable pour nous sentir aimé et apprécié.
  • Un besoin de perfection. Nous avons toujours envie de repousser nos limites, d’être toujours plus performant et compétent.
  • Un besoin de compensation. Si nous manquons d’estime et de confiance en nous, il est facile de compenser avec le travail. La reconnaissance de notre travail va directement impacter notre confiance en nous, nous allons nous aimer plus qu’avant.

Quels sont les risques d’un surinvestissement professionnel ?

Un travailleur trop présent risque d’être moins efficace et moins productif. Epuisé par des horaires qui n’en finissent plus, il aura de plus en plus de mal à se concentrer et réalisera plus d’erreurs. Cette perte de concentration entraîne une diminution de la motivation, le salarié peut alors mettre sa santé mentale et physique en danger. Vivre un surinvestissement professionnel peut déclencher une hausse du stress, une dépression voire un burn-out. Notez que les addictions comme l’alcool, le tabac ou les substances psychoactives peuvent être développées. Les répercussions sur la vie privée sont également nombreuses avec, par exemple, un taux de divorce en hausse.

Workaholisme : Les solutions

Pour apprendre à lâcher prise, vous pouvez opter pour une psychothérapie, des séances de yoga et de sophrologie mais vous pouvez également appliquer ces astuces :

1. Apprenez à dire non

Quand votre charge de travail devient trop lourde, apprenez à dire non et affirmez-vous. N’hésitez pas à clarifier votre périmètre de responsabilités avec vos collègues et posez un cadre clair avec des limites dans votre travail.

2. Reprenez confiance en vous

Valorisez vos qualités et talents et acceptez vos faiblesses. Vous pouvez marquer vos réussites dans un carnet pour reprendre confiance en vos capacités.

3. Mettez des priorités

Essayez d’identifier les tâches les plus urgentes au plus secondaires. Si vous êtes surinvesti(e), vous pouvez penser que vous êtes le/la seul(e) à avoir les capacités pour réaliser une mission, et pourtant, il est essentiel d’apprendre à déléguer ce qui peut attendre.

4. Reconnectez-vous à l’essentiel

Posez-vous la question « Qu’est-ce qui compte vraiment dans ma vie ? ». Faites le point sur ce qui a de la valeur pour vous. N’hésitez pas à vous accorder du temps pour vous, pour retrouver un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Être en surinvestissement professionnel peut causer de nombreuses conséquences sur la santé mentale et physique. N’hésitez pas à prendre contact avec votre psychologue du travail ou avec nos psychologues diplômés si vous n’arrivez pas à décrocher.


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