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Je n’aime pas travailler, et alors ?

Wengo

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J’ai toujours pensé que tout le monde faisait semblant d’être content d’aller travailler, mais depuis que j’assume clairement mon désamour pour le travail on me regarde de travers, quand on ne me traite pas carrément de tire au flanc. Est-ce que je suis à côté de la plaque ou juste le mouton rebelle du troupeau ?


Enfant, même si je trouvais ça long, je ne détestais pas aller à l’école, pas de méprise, je n’adorais pas ça non plus. Ce que j’exécrais le plus c’était le travail à la maison. Apprendre des choses, c’est sympa, mais devoir les ressortir dans le seul but d’avoir une note… je n’ai jamais compris l’intérêt. Mes parents ont toujours travaillé, avec plus ou moins d’envie, mais j’ai passé ma vie à les voir se lever tôt, passer la journée en dehors de la maison pour tenter de se payer des choses et quelques jours de vacances. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que dans ce schéma, quelque chose ne me convenait pas.

Quelques années et diplômes plus tard, j’ai gentiment rejoint le troupeau et cherché du travail. Pour tout dire, j’étais motivée… jusqu’à ce que je m’aperçoive que j’avais un diplôme qui m’avait appris beaucoup, mais qui ne m’aiderait pas à trouver un emploi. Je savais bien que quelque chose clochait ! Malgré tout, je ne lâche pas. Il me faut un CDI. Pourquoi ? Parce qu’il faut bien l’admettre, un job d’été, ça n’a jamais payé le loyer.

Un boulot, deux boulots, trois boulots... le début de l'enfer

Et puis j’ai décroché un CDI. Sans parler du pervers narcissique qui me servait de patron, de la mission totalement insipide et des collègues abrutissants, je me suis vite rendue compte que ce travail n’était pas épanouissant. Que dire des suivants ? Rien de mieux. Toujours cette même routine assourdissante et l’impression constante de perdre son temps entre 8h et 17h. C’est tout le monde du travail que je trouvais vide de sens et néfaste pour ma santé mentale. Pourtant, « le travail c’est la santé ». On m’aurait donc menti ?

J’ai alors, timidement, commencé, à parler de cette démotivation à mes proches. Je me suis vite aperçue que beaucoup d’entre eux étaient en fait comme moi. La sonnerie du réveil sonnait toujours trop tôt, trop souvent, les journées étaient bien souvent trop longues, les patrons trop tyranniques, les clients pénibles… bref je me sentais comprise. Prise dans mon élan, j’ai commencé à évoquer en vrac l’idée du revenu universel, d'une ferme dans le Larzac et celle de ne plus travailler. Parce qu’après tout, travailler c’est épuisant et surtout très chronophage. Quelle ne fut pas ma surprise devant les yeux ébahis de mes proches qui pensaient que je blaguais.

>>>> Il faudrait travailler 8 heures par semaine pour préserver sa santé mentale

Eh oui, il semblerait que si les français sont bien souvent fatigués, parfois démotivés et critiques au sujet de leur emploi, ils ne sont pas prêts à s’en passer définitivement. Le travail reste encore une valeur très importante dans un pays où le taux de chômage est encore très haut.

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Le complexe du "tu fais quoi dans la vie ?"

« Si tu ne travaillais pas tu finirais forcément par t’ennuyer, et puis un travail, c’est ce qui te permet de te façonner, d’avoir une place dans la société. »

Permettez-moi d’en douter ! Un travail, dans le meilleur des cas, sert à se payer des choses, c’est vendre son temps libre pour avoir la liberté de s’offrir ce dont on a tous besoin. Je ne me sens pas définie par un travail, d'ailleurs, il y a bien longtemps que je ne supporte plus la question « tu fais quoi dans la vie ? » Il se trouve que j’ai eu beaucoup de boulots que j’avais du mal à assumer, alors cette question m’a toujours mise mal à l’aise. Je commençais souvent par donner l’intitulé du diplôme dont j'étais le plus fière, avant d’annoncer, sur le bout des lèvres que je vendais des sandwichs ou écrivais des textes pour des guides horaires de bus. Puis, je cherchais sans cesse à justifier cette carrière pitoyable. J’aurais tellement voulu répondre qu’en ce moment j’écrivais des nouvelles, que j’étais bénévole dans une association, que je prenais des cours d’histoire de l’art, que je pratiquais la reliure sur livre ou que j’apprenais à faire des entremets.

Alors non ! Le travail m’épuise, ne m’épanouis pas et pire m’empêche de réaliser les choses que j’aimerais faire. J’ai mille projets en tête, des centaines de livres à lire et j’ai à peine le temps d’aller au sport ou de profiter de mes proches en sortant du travail. Je n’aime pas travailler et j’aimerais vraiment m’en passer. Voilà comment je suis devenue une bête curieuse, une folle qui suscite la méfiance et ne peut pas être prise au sérieux.

Peut-on arrêter de travailler ?

Aïe, voilà la question qui fâche ! Si me lever tous les matins pour accomplir une tâche peu passionnante, sous une pression constante me demande pas mal de courage, il semblerait qu'il en faille en fait bien plus pour arrêter complètement de travailler.

1. Il faut réduire ses dépenses et son niveau de vie : on ne va pas se mentir, l’aspect financier est un point très important. Même si le salaire n’est pas haut, la baisse de revenu peut-être assez brutale ! C’est quelque chose qui, inévitablement, s’anticipe, qui dépend du projet que l’on compte mettre en place, des responsabilités que l’on a… Bref, même si l’on réduit drastiquement ses dépenses, sans un petit pécule de côté, ça semble compliqué.

2. Il faut supporter les préjugés : j’en suis persuadée, ne plus travailler permet d’être encore plus actif qu’avant, sauf que, comme nous l’avons vu, la valeur travail est très importante et refuser de jouer son rôle dans la société est très mal perçu. Les autres vous voient comme une flemmarde, une marginale, voire une provocatrice… jamais comme une avant-gardiste. Dommage !

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Le saviez-vous ? Travailler moins aiderait à sauver la planète


 

Arrêter de travailler c’est peut-être juste avoir le courage et la sincérité de revoir ses priorités et d'accéder enfin à une forme de développement personnel, si cher à notre époque. Ce n’est pas simple et je ne sais pas si je sauterai le pas un jour, mais si vous vous sentez prêts au changement et à accepter les modifications qui en découlent, pourquoi ne pas oser ? Que ce soit pour prendre du bon temps, vivre de sa passion ou enfin essayer de faire le boulot de ses rêves, quand bien même il sortirait des codes, gagner en qualité de vie et vivre en adéquation avec ce que l’on est ne devrait jamais être si difficile. Mais pour l’heure, il faut choisir de quelle liberté on devra se priver.

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Wengo

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