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Le conseil bien-être des experts

Chagrin d'amour : Les clés de la reconstruction

Une rupture amoureuse provoque un véritable séisme émotionnel. L'enjeu? Ne pas s’enfermer dans sa douleur. Notre voyante Aurore Delvaux, accompagné d’un psychologue décryptent ce sentiment dévastateur et les stratégies pour s’en sortir.

 

La fin d’une histoire d’amour, c’est le chamboulement d’un schéma de vie dans sa globalité. Cette épreuve concerne (ou a concerné) la quasi-totalité des êtres humains. 

La raison est des plus scientifiques. Lorsqu’un amour devient impossible, les sentiments de trahison et d’exclusion prennent rapidement le pas sur la raison. Le psychologue explique que «cette phase d’accablement est légitime. Le chagrin d’amour est synonyme de souffrance et il n’y a rien d’inquiétant à pleurer, crier ou encore rester confiné en solitaire». Il faut dire que le besoin d’amour est une évidence, sa non-réciprocité touche l’ego et le narcissisme de l’intéressé, il important de se remettre en question.

D’après la psychologue, «cette phase est la plus importante du processus de reconstruction personnelle. Elle ne doit pas se faire attendre. Certaines fois, les amis suffisent à nous épauler, cependant trois ou quatre séances avec un professionnel sont parfois nécessaires et permettent d’accélérer le processus d’acceptation». Il faut alors accepter de connaître une certaine baisse de régime et prendre le temps. « Il faut en général deux à trois ans pour se remettre complètement d’un chagrin d’amour. Il entraîne en outre des modifications physiologiques et hormonales importantes. Le corps est fragilisé

 

L'explication des psys

La rupture renvoie au traumatisme originel de la coupure du cordon, c’est-à-dire  la séparation définitive entre mère et enfant. On peut parler de lien vital, de réelle addiction. Le désir est devenu un besoin. C’est un aspect du complexe d’Œdipe: l’inconscient reste bloqué sur ces premiers amours et nous souffrons des traumatismes passés.

La rupture entre ses premiers êtres aimés (la mère et le père en général) est un choc pour l’enfant. Perdre l’être aimé (son amour) renvoie à la rupture avec ses parents, cela réactive le traumatisme. Le psychologue croit pourtant à la force de l’esprit humain: « Puisque nous avons tous survécu à cette première rupture, il en sera de même avec la seconde. Il convient en premier lieu de se détacher du fantasme pour se concentrer sur la réalité.» Il faut alors nécessairement accepter la guérison et la possibilité de vivre seul.

 

Accepter un échec commun

Il convient de déculpabiliser et d’arrêter d’idéaliser son ex-partenaire. Il faut savoir partager les responsabilités de l’échec. Il est donc primordial de séparer la personne de ce qu'elle a représenté et représentera toujours (notre jeunesse, un idéal de bonheur, un espoir…). 

Notre psychologue renchérit: «C’est plus souvent cette chimère qui nous manque que la personne qu’elle est réellement.» L’être perdu devient alors irremplaçable dans l’esprit de celui ou celle qui a été quitté(e) et qui l’a inconsciemment embelli. C’est pourquoi un travail personnel est obligatoirement nécessaire avant de pouvoir se lancer dans une nouvelle histoire. Le démon de la précédente relation doit être anéanti, ou cette nouvelle perspective est vouée à l’échec.

« Il existe deux grandes conceptions de l’amour. Si on s’accommode en espérant qu’il va nous aider à guérir, l'amour devient celui qui comble un manque évident, colmate des failles encore très présentes. Cela peut marcher bien sûr, tant que cet équilibre bancal n’est pas remis en question pour l’un des deux membres du couple. Au contraire, si j’existe par moi-même et mon partenaire aussi, le couple est dans l’instinct de vie. Il se forme sur des bases saines et sans doute dans la durée.»

 

La voyance comme thérapie ?

En compagnie de la voyante Aurore Delvaux, la rédaction de «Wengo» fait le point sur la complexité du chagrin amoureux et l’aide que chacun peut trouver en la voyance.

Dans un premier temps, « Se remettre d’une histoire d’amour » :

La première des choses pour se remettre d’une histoire d’amour, c’est essayer de faire son deuil. Inutile de se jeter sans introspection profonde dans les bras d’un(e) autre. On pense pouvoir oublier, mais cela ne dure qu’un temps et le mal-être reprend fondamentalement le dessus. Beaucoup de gens se relancent tête baissée dans une histoire et les enchaînent. Ce n’est en aucun cas positif, cela cache quelque chose. Il est primordial de rester seul(e) dans un premier temps, pour se reconstruire et retrouver un esprit serein.

Dans un second temps, « Prendre soin de soi » :

Dans un second temps, il faut sortir, voir du monde, savoir se faire entourer. Mais aussi apprendre à prendre soin de soi, se concocter des instants de plaisir, s’adonner à des activités que l’on aime et être un peu égoïste. Enfin, et même si ce n’est pas toujours possible, il faut tout faire pour terminer correctement son histoire d’amour pour ne pas qu’elle vienne nous hanter, et n’est pas évident. Toujours est-il qu’il faut éviter les non-dits, les zones d’ombre. C’est en comprenant pourquoi ça ne pouvait plus fonctionner que l’on peut faire son deuil et se tourner vers l’avenir…

 

Le déni lors d’un chagrin d’amour :

Le rôle d’un voyant est en premier lieu de dire la vérité

Si par malheur la réconciliation ne semblait pas envisageable, cela doit être dit. Se pose alors un problème majeur: la personne qui vient en consultation est-elle prête à entendre la vérité ou veut-elle seulement être rassurée? Beaucoup trop ne reviennent pas en consultation après une telle révélation parce qu’elles nient la vérité. Il devient alors très difficile de conseiller la personne et de l’aider à passer à autre chose. Si elle ne veut pas entendre ce qu’on a à lui dire, elle n’accepte pas non plus le soutien qui pourrait lui être apporté. C’est pourtant seulement quand le stade du déni est dépassé que le travail sur soi peut commencer. C’est aussi à ce moment que le travail de voyance prend tout son sens. Le diagnostic est là, mais la clé est dans le conseil. Il faut alors décrypter la personnalité de chacun, afin de proposer des solutions adéquates. Ne vaut-il pas mieux se couper complètement du passé ? Faut-il d’abord passer par de longues heures d’introspection ?

 

Rebondir après un chagrin d’amour

Viendra le temps où la personne se sentira prête à passer à autre chose. C’est avant tout une question d’envie. À ce stade, la guérison débute véritablement, la voyance peut également se révéler d’une grande aide lors de cette nouvelle étape. La question n’est plus «pourquoi cela n’a pas marché ? » mais « Est-ce que, cette fois, ça peut fonctionner ? ». Le voyant devra alors se concentrer sur l’étude de la personnalité des deux intéressés et faire intervenir ses connaissances en astrologie. 

Le chagrin d’amour est un vaste sujet, aussi complexe que passionnant. Il faut dire que l’affectif semble être le mal du siècle. De plus en plus de ménages s’écroulent. L'évolution des mœurs ne semble pas être la seule responsable. Le développement d'Internet et des nouvelles technologies dans leur globalité a très largement augmenté les possibilités de rencontre. Faire une rencontre gardait jusque-là une part de magie, on fait désormais son marché. La voyance accorde pourtant beaucoup d’importance au «hasard» des rencontres. Il faut lui laisser faire son travail, ne pas se presser. L’amour ne se commande pas !

Le rôle d’un voyant est en premier lieu de dire la vérité. Si par malheur la réconciliation ne semblait pas envisageable, cela doit être dit. Ne laissez pas une ancienne histoire vous hanter. Faire face à un chagrin d'amour requiert certaines clés qui, une fois que vous saurez les conjuguer, ouvriront la porte à une nouvelle aventure.

 

Réapprendre à vivre pour soi

L’épanouissement personnel, voilà la clef de la guérison et du bonheur ! 

Bien entendu, la relation avec les autres et l’échange sont les bases de la construction de soi. Elles façonnent et permettent de se construire.

Elle seule oblige à prendre sa vie en main, à vivre avec ce que nous sommes. D’après notre psychologue, « apprendre à se retrouver seul(e) sans en avoir peur, c’est aussi commencer à habiter sa propre vie ». Après un chagrin d’amour, il est essentiel de retrouver cet espace intérieur.


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